ROB PRUITT
You Get The Face You Deserve

FR UK

>Press release<

Depuis 1998, Rob Pruitt (né en 1964, Washington DC) utilise le motif du panda dans une volonté de constante répétition. Initialement imaginé comme une forme d’humour, ce refrain est à la fois une réponse à une multiplicité d’émotions, de sensibilités, de revendications mais aussi la médiatisation d’une espèce en voie d’extinction parmi d'autres dont la rencontre fût intimement politique. En effet, le gouvernement chinois offrit en 1972 deux pandas à la Nixon White House située à Washington DC où Rob Pruitt a grandi, un événement qui a participé à sa naturelle fascination pour l'animal. Nous fêterons l’année prochaine, les trente premières années de la série, et tant qu’il y aura des pandas, Rob Pruitt les peindra !


Motivational Panda (Heaven / Henry David Thoreau) - 2017
Silkscreen on linen wrapped panel
106,7 x 82,6 cm

Le panda se camoufle aujourd’hui sous forme de “motivational posters“ transformés pour l’exposition en “motivational panda“. Ainsi l’animal se retrouve associé à des messages de coaching et développement personnel sensés décupler notre motivation voire améliorer notre connaissance de soi. Ils proviennent notamment de citations du philosophe et naturaliste Henry David Thoreau, (auteur de l'illustre "Walden ou la vie dans les bois"), de personnalités issues de la mode alias Coco Chanel auteure du titre de l'exposition et dont l'énoncé complet est le suivant : “Nature gives you the face you have at twenty. Life shapes the face you have at thirty. But at fifty you get the face you deserve”, mais aussi de personnages emblématiques d'une culture populaire à l'instar d’Obi-Wan Kenobi et de son fameux "May the Force Be With You" (extrait du film La guerre des étoiles) !

Tant de “mantras“ d'encouragement ayant quitté leurs modèles jadis épinglés dans l'espace des bureaux, écoles ou encore hôpitaux états-uniens pour rejoindre ceux d'Air de Paris. Le panda ira même cette fois jusqu'à se confondre avec le statut même du spectateur dans sa version géante comme figé en pleine contemplation d'un coucher de soleil ou dégradé polychromatique. Le titre de cette quatrième exposition personnelle “You Get The Face You Deserve“ provient des “motivational panda“ certes, mais il résonne aussi avec les "Artificial Intelligence Style Transfer Self-Portraits", une nouvelle série réalisée grâce à un logiciel confiant à un savant algorithme le mélange et glissement des contours du visage de l'artiste sur celui de certains maîtres et icônes de l'histoire de l'art. Par là-même, Rob Pruitt ose un joyeux face à face avec le bleu swimming-pool de D. Hockney, les rayures signatures de B. Riley ou encore les courbes fauves du niçois H. Matisse.

À la relecture du titre de cette quatrième exposition personnelle, les "Polar Bear" semblent aussi se charger d'une toute autre signification. En effet, l'ours blanc est également une espèce en voie de disparition, sa figure à présent associée à des prises de parole de personnalités politiques ou politisées - telles que Barack Obama, Brian Eno, Desmond Tutu, Jane Goodall, Ansel Adams - intervient comme un manifeste écologique nous rappelant leurs volontés de prises de conscience et engagements dans une lutte urgente contre le réchauffement climatique.

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Rob Pruitt (né en 1964 à Washington DC), vit et travaille à New York. En 2018, la Kunsthalle Zurich lui consacrera une exposition monographique organisée par Daniel Baumann. Il bénéficie actuellement d’une exposition personnelle sur une invitation de Bjarne Melgaard à la galerie Rod Bianco à Oslo. Rob Pruitt a bénéficié de nombreuses expositions personnelles dont récemment au Museum of Contemporary Art Detroit, The Brant Foundation, Greenwich, Aspen Art Museum, et au Palais de Tokyo. Un de ses projets les plus iconiques Rob Pruitt’s Flea Market a été organisé dans de nombreux lieux dans le monde dont Palm Springs Art Museum (2017), Museum of Contemporary Art Detroit (2015), AplusA Gallery, Venice (2015), La Monnaie de Paris (2012) et Tate Modern (2009).



UK

Since 1998 Rob Pruitt (1964, Washington DC) has been making deliberately repetitive use of the panda motif. Initially intended as a form of humour, this refrain is both a response to a host of emotions, sensibilities and causes and a publicising of an endangered species the artist first encountered in a personal political context: in 1972 the Chinese government gave two pandas to the Nixon White House in Pruitt’s home town, an event that contributed to the future artist’s innate fascination with the animal. Next year we will be celebrating the series’ first twenty years; and as long as there are pandas Rob Pruittwill paint them!

These days his panda comes camouflaged as «motivational posters» – or, for the purposes of the exhibition, under the heading «motivational pandas». Here our animal is associated with coaching and personal growth messages supposed to unleash motivation and even boost our self-knowledge. Their sources notably include the philosopher and naturalist Henry David Thoreau (author of the celebrated Walden; or, Life in the Woods); fashion personalities like Coco Chanel, who provides the title of the exhibition with the statement “Nature gives you the face you have at twenty. Life shapes the face you have at thirty. But at fifty you get the face you deserve“; and such emblematic pop culture figures as Star Wars’ Obi-Wan Kenobi and his famous “May the Force Be With you“.

All these «mantras» of encouragement have left behind the models pinned up on the walls of America’s offices, schools and hospitals and joined the ones here at Air de Paris. And this time the panda will even be there on the same footing as the viewer: a giant version seemingly locked into contemplation of a sunset or colours shading off into each other.“You Get The Face You Deserve“: the title of this fourth solo show comes from these “motivational pandas“, but it also chimes with the Artificial Intelligence Style Transfer Self-Portraits, a new series created with software whose smart algorithm takes the contours of the artist’s face and mixes them into the features of art history masters and icons. And so we see Pruitt daring a joyous face-to-face with David Hockney’s blue swimming pool, Bridget Riley’s signature stripes and the Fauvist curves of Henri Matisse.

In the light of a second reading of the exhibition title, the Polar Bears also seem to take on quite different meaning. The big white bear is an endangered species, too, and its presence here alongside statements from political or politically connoted figures – among them Barack Obama, Brian Eno, Desmond Tutu, Jane Goodall and Ansel Adams – comes as an manifesto reminding us of their ecological awareness their commitment in the urgent struggle against global warming.

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Rob Pruitt (*1964, Washington DC) lives and works in New York. In 2018, the Kunsthalle Zurich will be presenting a monographic exhibition of his work curated by Daniel Baumann. At the invitation of Bjarne Melgaard he is currently showing solo at the Rod Bianco Gallery in Oslo. He has had numerous other individual exhibitions, most recently at the Museum of Contemporary Art Detroit, The Brant Foundation in Greenwich, the Aspen Art Museum and the Palais de Tokyo in Paris. «Rob Pruitt’s Flea Market», one of his most iconic projects, has featured in many venues around the world, including Palm Springs Art Museum (2017), Museum of Contemporary Art Detroit (2015), AplusA Gallery, Venice (2015), the Paris Mint (2012) and Tate Modern (2009).

Air de Paris