POSTED ON MARCH 27, 2020

Aujourd’hui nous dévoilons un texte inédit de Vincent Pécoil sur les oeuvres récentes d’Eliza Douglas dont l’exposition personnelle a dû être reportée à une date encore inconnue.

« Lord of the fucking Wasteland », c'est le titre de la future exposition d'Eliza Douglas chez Air de Paris, et c'est aussi l'inscription lisible sur une des peintures qui y sera montrée. Tous les tableaux de cette prochaine exposition sont faits d'après des photographies de T-shirts illustrés.

En supposant que le « Lord » du titre soit l'artiste elle-même, les « sujets » sur lesquels elle règne sont ceux, fictifs, qui peuplent ce territoire en déshérence : les sujets de ces peintures, réalisées à partir de prises de vue recadrant des images (de morts vivants et de super-héros) imprimées sur des T-shirts. Ces images ne sont pas « les siennes » au sens où elles seraient le produit de son imagination, mais au sens où il s'agit de vêtements qui lui appartiennent. Les peintures qui en sont tirées sont comme un échantillonnage d'une sculpture montrée précédemment par Eliza Douglas à la Tate Gallery pour la performance de Anne Imhof « Sex », et qui consistait en un gros tas de T-shirts posés sur le sol – des t-shirts à l'effigie du groupe Kiss, de chatons, d'Elizabeth Warren ou de Bernie Sanders,... (« Pile », 2019)

Dans ces nouvelles peintures, l'image est contrainte par le format et suggère que les vêtements ont été froissés pour tenir dans le cadre. Les proportions des tableaux (210 x 160 cm) correspondent à peu de choses près au ratio photographique traditionnel 4:3, qui est aussi celui utilisé par défaut sur l'appareil photo de l'iPhone, dont se sert Eliza Douglas pour prendre les vues à la source de ses peintures. Par leur correspondance avec le monde de la photo, ces proportions sont la nouvelle géométrie secrète de la peinture. L'application de ce ratio permet d'intégrer symboliquement au tableau ses conditions de circulation et de publicité actuelles sous forme de photographies numériques. Aujourd'hui les peintures accèdent à l'existence publique sur les réseaux sociaux avant d'être exposées. Elles existent sous formes de vignettes digitales qui se montrent et s'échangent entre amateurs et/ou professionnels, avant même de trouver une occasion physique de rencontrer leurs spectateurs (comme c'est le cas présentement).

La facture des peintures est précise, nette, par contraste avec l'image représentée, qui est rendue confuse du fait des pliures. L'image gagne un volume par le froissement, mais elle est réaplatie (ou repassée) par la peinture. Le sujet est une image sur du tissu, et c'est aussi ce qu'est la peinture – une image appliquée sur de la toile. Le T-shirt illustré est à sa façon un portrait que l'on porte, permettant de projeter l'image que l'on souhaite donner de soi. Ce principe est bien compris par celles et ceux en charge de la promotion des vêtements, qui va souvent de pair avec la promesse d'une équation entre identité personnelle et produit : « ce vêtement, c'est vous », comme s'efforcent de nous en convaincre les publicités dans ce domaine. Par une sorte de métonymie, les habits figurent ici celle qui les porte.

On parle souvent du vêtement comme d'un leurre destiné à séduire, une sorte de masque destiné à se mettre en valeur. Mais il peut s'agir aussi, comme c'est plutôt le cas ici, d'un bouclier, ou d'une armure. L'image véhiculée par l'iconographie de ces peintures est celle de la dureté, mais aussi de l'anormalité. L' imagerie monstrueuse fonctionne comme une défense, un repoussoir – à l'inverse du t-shirt arborant l'image d'un chaton, par exemple, qui suscitera plus vraisemblablement l'empathie. Une autre figure représentée sur une des peintures, Sailor Moon (une héroïne de manga), est une figure monstrueuse également, dans la mesure où elle est l'expression d'une humanité supra-naturelle.

La modestie des sujets, le gonflement de l'image à travers le drapé, l'exécution dénuée d'effets painterly, tout cela concourt à une sensation de légèreté. Mais ce qui est représenté est, par contre, plutôt inquiétant, renvoyant à un genre de musique sombre, ou au vacarme de la course automobile (un des tableaux figure un pilote du championnat NASCAR). On peut noter que « The Lord of the Wasteland » est une chanson de Toxic Holocaust, qu'un des tableaux est la reproduction de la pochette de « Scream Bloody Gore », un album du groupe Death, et qu'un autre reproduit celle de « In the Nightside Eclipse », disque d'un autre groupe, Emperor. Que les images représentées sur les peintures reprennent des pochettes de disque spécifiques ou une imagerie plus générique, elles renvoient à l'univers musical du metal et de ses sous-genres : speed, thrash, death... Ce qui peut être compris, par ailleurs, comme le résumé programmatique des courses de NASCAR (vitesse, accidents, et la mort pour les concurrents les plus malchanceux).

Si dans l'ancien temps, le répertoire des sujets en peinture était quasiment figé, depuis les commencements de l'art moderne les artistes ont élargi le monde de la peinture en y ajoutant des sujets nouveaux. Depuis cette époque, ce qu'on attend paradoxalement de l'art est l'inattendu, et là en l'occurrence, c'est inattendu – c'est même fucking unexpected. Qu'un T-shirt d'un groupe de death metal devienne le sujet d'une peinture est aussi improbable que ne l'était en son temps l'irruption dans le monde de l'art, via la peinture impressionniste, d'un concert au jardin des Tuileries ou l'entrée en gare d'un train.

Vincent Pécoil


Eliza Douglas
Untitled
2020
Oil on canvas
210 x 160 cm


POSTED ON MARCH 26, 2020

WE TURN IN THE NIGHT, CONSUMED BY FIRE
Eliza Douglas and Florence Bonnefous in conversation with Linnéa Leonora Bake
January 11- February 2, 2020
for King Kong Magazine.
Download here




POSTED ON MARCH 25, 2020

Wish

I wish that regrets could disappear along with boredom.

I wish I could personally administer euthanasia to patriarchy, which suffers too much since such a long time, so that it would die between the fingers, on the mouths, in the beds, in schools and wherever it has lived.

I wish that money was of very little use, that the price of everything was derisory, that technology helped us live and not fabricate prosthesis for the soul, distract us, make us work late at night and be always lonely. That doctors were so numerous and so competent that they could spend their time in symposiums on how to feel better and better. I wish that all the ugly neighbourhoods of every town in the world were demolished to make room for glorious spaces, that would be built by their inhabitants, modestly advised by architects and city planners, attentive to their needs, entirely at their service. That every workplace had a kindergarten where freedom and joy could be learned; that in schools they taught life, love and important things, because reading and writing are very easy for the ones who know how to live together and to not only think for themselves. That work was a matter of free, passionate choices and prison a faraway place with little surveillance, a vast geographic zone with a mild weather from which one couldn't walk too far, but people who haven't been convicted could also live there if they wanted to. That the agro-alimentary industry was controlled by the consumers, who would boycott anything bad; that there were conferences everywhere in the world to establish which dishes are the best, that people travelled to discover them, that hotels disappeared and that people stayed at each other's houses whenever they travel. That once a week everyone took care of animals, children, elderly people and plants, that once a week everyone cooked with love for many, that disabled people were magic, that we were taught how to die, that everyone who works in the shared houses where people would go to see the end of their lives, brought their family, friends, happiness and for the ones who need silence that there was a floor filled with light, plants, cats and discrete companions.

That being a mother entailed less work than being a father, that being a child meant being rich from one's own poverty, being naked and undressing other people's souls, being the ignorant from whom one learns, the idiot who shows the path of the true intelligence. That any religion was banned along with everything that harms the planet. That there were so many libraries, all of them so beautiful, that one would continue to discover new ones in every neighbourhood. That whoever gave orders got kicked in the ass and whoever explained was looked at with suspicion, that whoever declared himself as the owner of an idea was treated with the condescendence that is used with annoying demented people. That women were served with kindness during at least two thousands years, because now they have urgent things to do, that they were addressed to with respect because they had never been interested in power and they have always done the triple work until we all got to honour life, abolish the bomb and deadly weapons of all sorts, because if women hadn't been there no one of us will still be.

Claire Fontaine, 2014.


Lily van der Stokker
Motherfucker
1994
acrylic paint on wall, width ca. 200 cm
edition of 2
Installation view at Cabinet Gallery, London.


POSTED ON MARCH 24, 2020

Béton flash (quatre extraits)
Marcel Devillers

Plan vertical du dos. Axe fileté perpendiculaire (plongé dans l’écrou stationnaire du coccyx) autour duquel se forment les mouvements rotatoires des hanches et des fesses. Robe vert pâle, dos nu. Visage, mèches de cheveux bruns. Visage. Se tourne. La boucle d’oreille scintille. L’ombre à paupière accentue le renflement des arcades sourcilières. Le dégradé noir amplifie la surface bombée qui surplombe les yeux bleus. Le bout du nez et la gouttière qui relie les narines à la lèvre supérieure sont roses et satinés comme de la cire, ou comme les pétales d’une fleur. Dans l’escalier, les extenseurs du genou de la jambe gauche et ceux du talon de la jambe droite assurent l’élévation du corps contre son propre poids.
Rotules, biceps, larynx, incisives : découpent l’unité de l’espace et du temps. Organes, pistons, entraînent des variations de volume et de pression. L’oxygène est maintenu comprimé dans les poumons, comme dans la chambre hermétique d’une cocotte-minute ou d’un pneu. Un chuintement s’élève du dispositif mécanique. La valve de dépressurisation émet un jet de vapeur. De la buée se forme sur les parois transparentes de la réalité.



goudron noir marqué d’un trait discontinu, jaune.
des câbles électriques pendent d’un pylône.
les phares d’un camion font détaler un chien,
on dirait qu’à part ça, il ne se passe rien.

le matin se diffuse dans la masse rose
d’un environnement poreux comme un buvard.
un satellite scanne la forme des choses,
intercepte des corps qu’il choisit au hasard…




Illusion et réalité se confondent sur la surface de l’objet. Mon regard traverse des milieux à indice de réfraction variable : les tissus transparents de ma cornée, le liquide lacrymal qui humidifie et protège mon œil des bactéries, le mélange gazeux homogène et invisible qui constitue l’atmosphère, et puis la plaque de verre couverte de sels d’argent où viennent s’écraser ma perception et la lumière, dans un impact commun, avant de rebondir et d’aller mordre dans la couche grasse et translucide de ma conscience.
Quatre spots éclairent la cabine d’essayage. Je porte un jean bleu, taille haute, cinq poches, bootcut, braguette à boutons.




un visage a pressé sa plastique spéciale
sur le volume souple de ma perception.
j’avale un comprimé de Phenoborbital
et l’axe de mon corps s’aligne à l’horizon.

le ciel est constellé de petits cachets blancs,
de bonbons emballés dans du papier d’argent.
sur le dos, je m’applique à sucer les étoiles
qui fondent comme des glaçons d’eau minérale.






POSTED ON MARCH 23, 2020

Paris, lundi 23 mars, une œuvre de Claire Fontaine.


Claire Fontaine
Untitled (Open)
2012
néon, cables, transformateur, chaînes
250 x 650 x 30 mm
Édition de 10 exemplaires et 3 épreuves d'artiste.

Nope est l'anagramme de l'enseigne en néon OPEN, un objet iconique de la culture commerciale Américaine et un magnifique ready-made à cause de ses implications métaphysiques (l'ouverture peut être une position morale, une attitude qui simplement accueille les possibilités). Son enseigne est, en tout et pour tout, identique à l'objet originaire, il en a la même forme et les mêmes couleurs, mais les lettres qui composent le mot ont changé de place et l'ont transformé en une négation laconique et déprimée: « nope ». NOPE est une publicité de la négativité gratuite et du refus générique, c'est une variation de la célèbre phrase de Bartleby "I would prefer not to" (« je préférerais ne pas »).

Nope is an anagram of the neon sign OPEN, an iconic objet of American commercial culture and a wonderful ready-made, because of its metaphysical implications (openness can be a moral position, an attitude that just welcomes possibilities). Her sign looks exactly like the original object, it has the same colors and the same form, but the letters that compose the word have changed position and have transformed it into a laconic and depressed negation: "nope". NOPE advertises gratuitous negativity and generic refusal, it's a variation of Bartleby's famous sentence "I would prefer not to".



POSTED ON MARCH 20, 2020

Paris, mercredi 18 mars, en discussion avec Ingrid Luquet-Gad.

Salut Florence,

Comme je commençais à t'en dire deux mots, je dois faire un article sur la manière dont le monde de l'art affronte la pandémie. Je voulais de mon côté aussi en profiter pour évoquer des questions d'espaces et de contextes, matériels comme communautaires... Voici mes questions ci-dessous, libre à toi bien sûr d'aller vers où tu le souhaites si tu penses à autre chose que tu aurais plus envie de dire et de faire entendre.

— Je voulais d'abord revenir sur le post Instagram du jeudi 12 qui expliquait la décision de la galerie, à un moment où ce choix était laissé à la libre appréciation de chacun et où une partie des galeries fermaient leurs portes. Je l'ai trouvé très nuancé, optimiste et prudent à la fois. Peux-tu me préciser comment cette décision a été prise, et ce qui l'a motivée ?

Edouard et moi revenions de New York où nous avions participé à Independent. Une belle foire mais aucune vente en raison du début d’une panique à New York suite aux premiers cas de Covid19 puis de la chute des marchés financiers. Donc le début de la saison sèche. Nous avons simplement souhaité, peut-être inconsidérément, ne pas nous replier d’emblée. Mais cela a été de courte durée, maintenant nous travaillons de chez nous, pour ceux du moins qui le peuvent. Optimisme et prudence, ma foi oui, c’est sans doute l’attitude qu’il convient d’adopter aujourd’hui, comme on recueillerait un chaton à la SPA.



— Quel rôle joue pour Air de Paris l'accueil du public, la notion de communauté voire de scène ? Je me souviens lorsque je suis arrivée à Paris des trottoirs bondés du 13e lors des soirs de vernissage, et à Romainville aujourd’hui, les bureaux ouverts de la galerie sur lesquels ont tombe dès l’entrée donnent d'emblée une impression de proximité - qui n'est pas forcément associée à toutes les galeries...

Le curseur d’Air de Paris oscille depuis trente ans entre proximité / distance, centre / périphérie. Nous avons fait successivement l’expérience d’un certain isolement, à Nice -en bord de mer et de regroupements, à Paris - rue Louise Weiss, ce n’est quand même pas l’hyper-centre puis à Romainville – pour une nouvelle aventure collective. Je parle là de géographie, mais nous ne sommes jamais vraiment seuls, c’est une chance - qui nous bride aussi. En bande, en groupe, en connivence, en complicité avec des artistes, une équipe et des collègues.
Le choix de concevoir récemment l’entrée de la galerie directement dans les espaces de travail est l’une des premières idées sur laquelle repose sa distribution : travail (et œuvres d’art) au rez-de-chaussée, stockage en sous-sol (actuellement inutilisé en raison des défauts du bâtiment -que nous loue Fiminco- qui ont sérieusement handicapé notre installation dans les lieux même si nous avons je crois réussi à maintenir une belle façade :-), deux étages d’exposition et un vaste espace cuisine (réceptions, lounge, œuvres d’art), devenu pour l’heure un storage par défaut en raison des problèmes du sous-sol.
Il est important pour nous de montrer que derrière ou devant les expositions il y a des personnes qui travaillent, partagent des idées, imaginent des solutions, se projettent. Je suis là en permanence et j’accueille vraiment les visiteurs, je leur raconte des histoires sur comment ça se passe chez nous. Car il y a bien un chez nous, qui est particulier et différent de chez un autre, ce n’est pas une affirmation arrogante mais la volonté de ne pas contribuer à un monde du pareil au même, par trop catégorisé et construit à coup de business plans. Bon, je parle là d’un monde de l’art dans lequel nous sommes (irrémédiablement ?) immergés qui se distribue dans les grandes capitales…



— En tant que galeriste, et en ce qui concerne la vente, une grande partie du travail se passe à distance et sur photographies. Penses-tu que cela change, consciemment ou non, la manière d'approcher la documentation des expositions ?

Nous avons toujours été attentifs à la documentation des expositions et conscients de la mise en œuvre d’une archive. C’est un outil certes, mais c’est aussi une page de l’album d’une époque. Nous avons ainsi commencé un site internet en interne très tôt et avons conservé ses couches successives, les mises en pages des webmasters qui se sont succédé ont des styles hétéroclites mais ça aussi ça fait partie de l’histoire. Ne jamais trop lisser les choses…

— Comment perçois-tu les nouvelles initiatives de "viewing room" qui se mettent en place, comme pour Art Basel cette année, ainsi que de la possibilité de visites immersives ?

Aujourd’hui confinés, les outils ordinaires qui permettent de diffuser du contenu « online » offrent une possibilité extra-ordinaire de lien au sein d’une communauté plus ou moins homogène / disparate et réunie par l’amour de l’art. Quelque soit la façon dont sont traités ces contenus, l’important est d’en produire, de ne pas demeurer inactifs, de penser à comment exister.

— Quel sera à ton avis l'effet structurel de cette crise sanitaire sur le long terme, par rapport à toutes les questions et impasses soulevées concernant l’imbrication de la question des modalités d’accès aux œuvres à celles, existantes, et entre tant d’autres, de l’écologie, des fermetures des frontières, et de l’impératif du temps productif ?

Brutalement, nous prenons conscience de la structure d’un marché planétaire construit et largement développé sans réfléchir aux effets retors (écologie), aux routines abêtissantes (pauvreté des idées), au sens de la vie. Cela a mené à la reproduction de galeries qui sont essentiellement des distributeurs automatiques (d’œuvres et de convenances) et dont la liste des artistes représentés est prudemment constituée dans l’objectif d’optimiser les gains. Quand ces commerces viennent d’être qualifiés de « non essentiels », alors on est peut-être libéré de quelque chose, on peut commencer à réfléchir à ce qui l’est véritablement. Aujourd’hui il faut user de l’opportunité que ces malheureuses circonstances nous offrent pour déjà démêler la pelote de notre activité. Auto-réflexion puis partage. Jérôme Bel par exemple a déjà alerté sur la question de l’écologie, des quantités monstrueuses de déplacements et donc de surconsommation de CO2 et de matériaux dans son métier de danseur-chorégraphe, il a mis en place une formule de travail studio / répétition / représentation moins énergivore. C’est pareil dans le métier des expositions. Prenons maintenant le temps pour y penser et imaginer des alternatives. Une sorte de zad artistique au sens d’Alain Damasio : une Zone À Désirer.



Pour finir, je voudrais parler en tant que membre du Conseil du CPGA (Comité Professionnel des Galeries d’Art) et dire que nous prenons activement la mesure de la situation dans laquelle les galeries et les artistes se trouvent aujourd’hui précipités et que nous déposons des demandes de soutien auprès du gouvernement et des instances de la profession.

Enfin, je me permets également d’en appeler aux collectionneurs privés, ne nous oubliez pas, achetez des œuvres d’art !