Une
oeuvre de François Curlet, ou les preuves solidifiées
du récent passage d’une autruche sur le sol de ciment
frais d’une galerie anversoise....
Des chapes de béton attestant d’une présence à
peine croyable matérialisent une absence tandis qu’un
néon vert pizza, évoquant ironiquement l’héritage
d’un mouvement conceptuel, vident le message de son contenu.
En déjouant les attentes du spectateur, François Curlet
suscite des lectures parallèles. Il conjugue ainsi des reflexions
sur l’autonomie de l’art et de possibles fictions à
venir.
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«
L’art conceptuel empruntant entre autre le langage des annonces
publiques pour débrayer les propositions artistiques d’un
cadre matériel étriqué, a été au
fil du temps ratrappé par le langage publicitaire, qui en a
fait un tic esthétique pour 'happy flou'.
Cet acte artistique comparable dans son efficacité aux westerns
hollywoodiens trouve son écho depuis sa relecture récente
dans le genre des westerns spaghettis à la Sergio Leone. La
cristallisation d’une méthode marquante traitée
à la sauce peplum est présentée sous la forme
de l’objet lumineux vert ici présent. » F. C. |